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    GEI-UNIV 11 min20 juin 2026

    Intégrer Mines Saint-Étienne depuis l'université : l'école à l'intersection de l'industrie, de la santé et du numérique

    Le dispositif GEI-UNIV permet d'intégrer Mines Saint-Étienne depuis une L3 scientifique. Une école fondée en 1816, positionnée à la croisée de l'industrie du futur, du biomédical et de la transformation numérique, avec un double diplôme CUEX en partenariat avec l'EDHEC.

    Par l'équipe Ast'Inge


    Saint-Étienne n'est pas une ville que l'on imagine spontanément quand on pense aux grandes écoles. C'est pourtant là que l'État français a installé, en 1816, l'une de ses premières écoles des mines. Deux siècles de houille, d'acier et d'industrie lourde ont façonné la ville — et, par contrecoup, l'école qui l'accompagnait. Mines Saint-Étienne aurait pu rester l'école d'une industrie révolue. Elle a choisi autre chose : se repositionner à l'intersection de trois révolutions industrielles qui sont en train de remodeler l'économie française — l'industrie du futur, la santé et le biomédical, la transformation numérique. Ce n'est pas un discours de brochure. C'est la structure concrète de sa formation, de ses laboratoires et de ses partenariats.

    L'école

    Mines Saint-Étienne est une école publique d'ingénieurs membre de l'Institut Mines-Télécom, le premier groupe d'écoles publiques d'ingénieurs en France, qui regroupe neuf écoles dont IMT Atlantique, Mines Nancy et Télécom Paris. Cette appartenance n'est pas anodine : elle signifie des ressources communes, des partages de compétences et une capacité à offrir des doubles diplômes et des mobilités que les petites écoles isolées ne peuvent pas proposer.

    L'école opère sur deux campus aux profils complémentaires. Le campus principal est à Saint-Étienne, historique, généraliste. Le second est à Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône, spécialisé en microélectronique et technologies du silence : le Centre Microélectronique de Provence — dit CMP George Charpak, en hommage au prix Nobel de physique — forme les ingénieurs en microélectronique, systèmes embarqués et matériaux fonctionnels dans une région qui accueille STMicroelectronics, Atmel et une concentration rare de sous-traitants de la filière semiconducteurs.

    Mines Saint-Étienne compte aujourd'hui plus de 11 000 alumni, un réseau dense dans l'industrie manufacturière, les technologies médicales et les directions numériques des grands groupes français et internationaux.

    Ce qui distingue vraiment l'école : trois intersections

    La plupart des grandes écoles d'ingénieurs françaises sont généralistes ou spécialisées. Mines Saint-Étienne occupe une position différente, plus rare : elle est généraliste dans sa rigueur scientifique, mais fortement positionnée sur trois secteurs en expansion que la formation intègre en profondeur dès le cursus.

    L'industrie du futur. Saint-Étienne a une histoire industrielle parmi les plus denses de France. L'école en a fait un terrain de travail, pas un passé à surmonter. La formation en génie industriel, en systèmes de production avancés, en robotique et en conception numérique s'appuie sur des partenariats industriels directs avec des acteurs de la transformation des usines — dans une région qui concentre des équipementiers automobiles, des fabricants de matériaux techniques et des PME industrielles en pleine mutation.

    La santé et le biomédical. C'est l'axe le plus distinctif de Mines Saint-Étienne à l'échelle des grandes écoles d'ingénieurs françaises. L'école dispose d'un département entier dédié aux technologies pour la santé. Ses laboratoires travaillent sur l'ingénierie des dispositifs médicaux, les biomatériaux, la modélisation des systèmes biologiques et les technologies médicales connectées. Le partenariat avec le CHU de Saint-Étienne et la proximité avec Lyon — premier pôle de biotechnologies français — ancrent cet axe dans une réalité clinique et industrielle, pas dans un simple affichage stratégique. C'est l'une des rares grandes écoles d'ingénieurs françaises où un étudiant peut construire une trajectoire cohérente vers l'industrie des dispositifs médicaux dès le cycle ingénieur.

    La transformation numérique des entreprises. Le département FAYOL — nommé en hommage à Henri Fayol, l'ingénieur stéphanois qui a posé les bases du management moderne — forme des ingénieurs à l'interface entre les systèmes d'information, la stratégie et les organisations. Intelligence artificielle appliquée aux processus industriels, transformation des systèmes d'information d'entreprise, management de la donnée à l'échelle d'un groupe industriel : un axe pour les profils qui veulent travailler à l'intersection du technique et du managérial sans passer par une école de commerce.

    Le double diplôme CUEX avec l'EDHEC

    C'est l'un des programmes les plus stratégiques pour les profils de Mines Saint-Étienne qui veulent combiner expertise technique et compétences business de haut niveau. Le programme CUEX — Cursus Expert — est un double diplôme mené en partenariat avec l'EDHEC Business School, l'une des cinq meilleures écoles de commerce françaises, particulièrement reconnue pour ses filières finance et stratégie.

    Le cursus CUEX s'étend sur la durée du cycle ingénieur et intègre des enseignements de l'EDHEC dans trois domaines : Finance & Économie, Management & Stratégie, ou Entrepreneuriat & Innovation. Les diplômés sortent avec le diplôme d'ingénieur de Mines Saint-Étienne et un master de l'EDHEC — deux titres qui couvrent deux marchés du travail complémentaires.

    Ce double diplôme ouvre des portes que ni l'école de commerce seule, ni l'école d'ingénieurs seule ne peuvent atteindre : la structuration financière de projets industriels complexes, le conseil en transformation d'entreprises technologiques, la direction de business units à fort contenu technique. Ce sont des profils rares, recherchés par les fonds d'infrastructure, les cabinets de conseil technologique et les directions générales des grands groupes industriels.

    Une histoire ancrée dans la révolution industrielle française

    Mines Saint-Étienne est fondée le 4 janvier 1816 par ordonnance de Louis XVIII, quelques mois après la Restauration, dans le but de former les ingénieurs capables de superviser les exploitations minières du bassin de la Loire — alors l'un des premiers bassins houillers de France. À l'époque, Saint-Étienne est la capitale de l'industrie française : armes, rubans, verres, acier, charbon. L'école est au centre.

    Pendant deux siècles, elle forme les ingénieurs de l'industrie lourde française. Puis vient la désindustrialisation du bassin stéphanois, dans les années 1970-1980. Les mines ferment, les usines se vident. L'école aurait pu décliner avec elles. Elle a choisi de pivoter — vers les nouvelles technologies, le biomédical, le numérique — tout en conservant sa culture de l'ingénierie concrète, celle qui ne se contente pas de modéliser mais qui fabrique, teste et valide.

    Henri Fayol, l'un de ses directeurs les plus célèbres (promotion 1860), a posé à la fin du XIXe siècle les fondements de la théorie administrative moderne, précurseur direct du management contemporain. Ses travaux sur la division du travail, la chaîne de commandement et la planification sont encore enseignés dans les écoles de commerce du monde entier. Le département FAYOL de l'école porte son nom — et son héritage.

    Recherche et laboratoires

    Mines Saint-Étienne regroupe cinq centres de recherche qui couvrent l'ensemble de ses axes stratégiques.

    Le Centre SPIN (Sciences des Processus Industriels et Naturels) travaille sur les procédés industriels, l'énergie et l'environnement. Le Centre SMS (Sciences des Matériaux et des Structures) est l'un des laboratoires de référence en mécanique des matériaux et tribologie — un domaine transversal à l'aéronautique, l'automobile et les dispositifs médicaux. Le Centre CMP George Charpak à Gardanne est le pôle microélectronique. Le Centre FAYOL couvre les systèmes d'information et le management industriel. Et le Centre CIS (Clément Ader) est spécialisé en ingénierie et santé — intelligence artificielle médicale, modélisation physiologique, dispositifs médicaux connectés.

    Cette infrastructure de recherche permet aux étudiants du cycle ingénieur de s'impliquer dans des projets en lien direct avec des problématiques industrielles ou médicales réelles dès la deuxième année — pas uniquement via des stages, mais dans les labos de l'école.

    Débouchés et salaires

    Selon les enquêtes emploi de l'école, le salaire brut moyen à l'embauche se situe aux alentours de 44 000 à 46 000 € annuels, avec des niveaux plus élevés pour les doubles diplômes. Plus de 90 % des diplômés sont en emploi ou en formation dans les six mois suivant l'obtention du diplôme.

    Les secteurs d'insertion varient fortement selon la spécialisation suivie : industrie manufacturière et automobile pour les profils génie industriel, dispositifs médicaux et biotechs pour les profils santé, ESN et directions SI pour les profils numérique, conseil et finance industrielle pour les profils CUEX-EDHEC. Les diplômés se retrouvent chez des acteurs comme Michelin, Safran, Siemens, Sanofi, BioMérieux, Capgemini, ou dans des PME industrielles en forte croissance dans le bassin Auvergne-Rhône-Alpes.

    La voie GEI-UNIV : comment ça marche

    La procédure GEI-UNIV s'adresse aux étudiants inscrits en L3 scientifique dans des formations de mathématiques, physique, électronique, automatique, informatique, sciences de l'ingénieur, mécanique ou chimie.

    ⚠️ Le nombre de places à Mines Saint-Étienne via GEI-UNIV est à vérifier dans la notice 2026. Les places sont limitées — se référer à la notice officielle publiée chaque automne par GEI-UNIV pour les chiffres exacts de la session concernée.

    La sélection repose sur deux temps. D'abord une phase de présélection sur dossier : relevés de notes, lettre de motivation, CV, éventuellement lettre de recommandation. Puis, pour les dossiers retenus, des épreuves orales organisées par chaque école indépendamment. À Mines Saint-Étienne, les oraux évaluent les fondamentaux scientifiques du candidat en fonction de son parcours, et un entretien de motivation porte sur la cohérence entre le projet de l'étudiant et ce que l'école propose concrètement.

    Condition rédhibitoire : ne pas avoir effectué deux ans de CPGE et/ou passé de concours d'ingénieurs. L'intégration est conditionnée à l'obtention du diplôme de licence.

    Se préparer avec Ast'Inge

    Mines Saint-Étienne recrute via GEI-UNIV des profils scientifiques solides qui souhaitent intégrer une école à la fois reconnue dans l'industrie et ouverte sur l'international. Les épreuves communes à tout le dispositif demandent une préparation rigoureuse, bien en amont du calendrier de mars.

    Ast'Inge est la plateforme numéro 1 pour préparer les étudiants universitaires à GEI-UNIV et au Concours Universitaire des Écoles Centrale. Annales, exercices corrigés et quiz progressifs : tout est conçu pour les profils L3 et M1 qui visent les meilleures écoles d'ingénieurs françaises depuis la fac.

    Ressources officielles

    Page admissions de Mines Saint-Étienne

    Notice GEI-UNIV 2026

    Double diplôme CUEX – EDHEC

    Centre microélectronique de Provence – CMP George Charpak

    Page Wikipédia de l'école

    #GEI-UNIV#Concours ingénieurs#Filière universitaire#Grandes écoles