Intégrer IMT Atlantique depuis l'université : la meilleure école d'ingénieurs française hors Paris pour le numérique et l'énergie
Le dispositif GEI-UNIV permet d'intégrer IMT Atlantique depuis une L3 scientifique. Née de la fusion de Télécom Bretagne et des Mines de Nantes, classée dans le top 5–10 des écoles d'ingénieurs françaises, IMT Atlantique concentre ses forces sur l'IA, la data, la cybersécurité, l'énergie et la transition environnementale.
Par l'équipe Ast'Inge
Il existe en France une poignée d'écoles d'ingénieurs capables de rivaliser avec les meilleures institutions parisiennes sans être à Paris. IMT Atlantique est l'une d'elles — et probablement la plus puissante de ce groupe. Née en 2017 de la fusion de Télécom Bretagne et de l'École des Mines de Nantes, deux institutions dont chacune avait déjà une réputation solide dans ses domaines, IMT Atlantique a construit en quelques années une identité très claire : intelligence artificielle, data science, cybersécurité, cloud, énergie, transition environnementale, industrie 4.0. Ce ne sont pas des mots ajoutés sur un site internet. Ce sont les secteurs dans lesquels l'école a concentré ses laboratoires, ses chaires de recherche, ses partenariats industriels et ses recrutements de professeurs. Résultat : une école qui se retrouve régulièrement dans le top 5 à 10 des classements nationaux des écoles d'ingénieurs, juste derrière Mines Paris PSL, l'École des Ponts ParisTech et Télécom Paris.
Une fusion qui a créé quelque chose de nouveau
Comprendre IMT Atlantique, c'est d'abord comprendre ce que la fusion a produit — et pourquoi c'était une idée rare dans le paysage des grandes écoles françaises.
Télécom Bretagne, fondée en 1977 à Brest, était l'une des grandes écoles de télécommunications et de numérique françaises, reconnue pour sa recherche en traitement du signal, réseaux, systèmes embarqués et informatique. Ses liens avec la Marine nationale, avec les acteurs de la défense et du spatial en Bretagne, et avec les écosystèmes numériques rennais et brestois lui donnaient une implantation régionale forte.
L'École des Mines de Nantes, fondée en 1991, avait construit en vingt-cinq ans une réputation dans les domaines de l'énergie, de l'environnement, des systèmes industriels et de l'informatique — une école jeune, agile, très bien connectée à l'écosystème industriel nantais et au tissu de startups de la métropole.
La fusion n'a pas simplement additionné deux écoles. Elle a créé une masse critique — en laboratoires, en enseignants-chercheurs, en équipements, en réseaux alumni — que ni l'une ni l'autre n'aurait pu atteindre seule. IMT Atlantique dispose aujourd'hui de trois campus : Brest, Nantes et Rennes, ce qui lui confère une présence dans les trois principales métropoles technologiques de l'Ouest de la France, une région qui concentre une partie significative de l'activité numérique et énergétique française.
Ce que la formation fait vraiment
Le cycle ingénieur d'IMT Atlantique est organisé autour d'une première année de tronc commun scientifique dense — mathématiques, physique, informatique, sciences pour l'ingénieur — avant une spécialisation en deuxième et troisième années au travers de majeurs qui correspondent aux axes stratégiques de l'école.
Les majeurs couvrent : Intelligence artificielle et data science, Cybersécurité et systèmes de confiance, Cloud computing et réseaux, Énergie et transition environnementale, Systèmes embarqués et IoT, Numérique et industrie 4.0. Ce ne sont pas des filières isolées : elles sont pensées en interaction, parce que les ingénieurs qui travaillent dans ces domaines doivent comprendre l'ensemble du système — de la couche physique au modèle de données, du dispositif industriel à la politique énergétique.
Ce qui distingue IMT Atlantique des autres écoles du réseau IMT — et même de beaucoup d'écoles parisiennes — c'est la profondeur avec laquelle elle traite le numérique et l'énergie comme des disciplines scientifiques à part entière, pas comme des spécialisations de surface. Un étudiant qui sort de la majeure IA a réellement travaillé sur des architectures de modèles, des jeux de données industriels et des problèmes d'optimisation réels — pas sur des tutoriels.
La recherche : là où l'école est vraiment forte
IMT Atlantique est une école de recherche autant qu'une école de formation. Ses laboratoires propres et unités mixtes de recherche couvrent l'intégralité de ses axes stratégiques.
Le Lab-STICC (Laboratoire en Sciences et Techniques de l'Information, de la Communication et de la Connaissance), partagé avec plusieurs universités bretonnes et rattaché au CNRS, est l'un des plus grands laboratoires de recherche en sciences du numérique de France hors Paris. Ses thématiques couvrent les réseaux, la cybersécurité, le traitement du signal, les systèmes embarqués et l'IA appliquée — avec des liens directs avec Naval Group, Thales, Orange et les acteurs de la défense et du spatial.
Le GEPEA (Génie des Procédés, Environnement et Agroalimentaire), unité mixte avec le CNRS, travaille sur les procédés énergétiques et environnementaux, les systèmes de capture de carbone, les bioénergies et la gestion de l'eau — des problématiques au centre des enjeux industriels des vingt prochaines années.
Les chaires industrielles sont nombreuses et couvrent des sujets comme la transition énergétique, la sobriété numérique, la cybersécurité des infrastructures critiques, ou l'IA responsable — avec des partenaires comme EDF, TotalEnergies, Naval Group, Michelin et Airbus.
Un campus à Brest qui n'est pas un handicap
Un mot sur la géographie, parce que c'est souvent la première objection qu'on entend : "Brest, c'est loin." C'est vrai et c'est faux.
Brest est effectivement à 4h30 de Paris en TGV. Mais Brest est aussi la capitale de la recherche en sciences marines et en cybersécurité en France, avec une concentration de structures — Marine nationale, DGA, Naval Group, Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer (IFREMER), Thales — qui n'existe nulle part ailleurs dans le pays. Pour un ingénieur qui veut travailler dans la défense, le naval, le spatial ou la cybersécurité, Brest n'est pas un exil : c'est le bon endroit.
Nantes et Rennes, les deux autres campus, compensent par des écosystèmes économiques parmi les plus dynamiques de France. Nantes est la quatrième métropole française en termes d'attractivité économique, avec des acteurs comme Airbus, STMicroelectronics, Safran et un tissu de PME industrielles et de startups tech en forte croissance. Rennes est la capitale française de la cybersécurité avec le pôle d'excellence Bretagne — et le siège d'Orange Cyber Défense, Thalès et une vingtaine d'acteurs de la sécurité numérique.
Débouchés et salaires
Selon les enquêtes emploi de l'école, le salaire brut moyen à l'embauche se situe entre 47 000 et 50 000 € annuels — un niveau supérieur à la moyenne des écoles d'ingénieurs françaises, qui reflète la valeur de marché des profils formés dans les secteurs où l'école est positionnée.
Les entreprises qui recrutent les diplômés d'IMT Atlantique : Google, Amazon Web Services, Capgemini, Orange, Thales, Airbus, EDF, TotalEnergies, Naval Group, Sopra Steria, Atos — ainsi qu'un nombre croissant de startups deeptech et de scale-ups numériques. Le secteur conseil et ESN absorbe environ 30 % des diplômés ; l'industrie numérique et les télécoms, 25 % ; l'énergie et l'environnement, 15 % ; la recherche et le doctorat, 10 %.
Le taux d'insertion à six mois dépasse 95 %.
La voie GEI-UNIV : comment ça marche
La procédure GEI-UNIV s'adresse aux étudiants inscrits en L3 scientifique dans des formations de mathématiques, physique, électronique, automatique, informatique, sciences de l'ingénieur, mécanique ou chimie.
⚠️ Le nombre de places à IMT Atlantique via GEI-UNIV est à vérifier dans la notice 2026. Se référer à la notice officielle publiée chaque automne sur le site de GEI-UNIV pour les chiffres exacts de la session concernée.
La sélection repose sur deux phases. Une présélection sur dossier — relevés de notes, lettre de motivation, CV — puis des oraux pour les dossiers retenus, organisés par l'école. Les oraux évaluent les fondamentaux scientifiques du candidat et un entretien de motivation centré sur la cohérence entre son projet professionnel et les axes forts de l'école : numérique, énergie, IA, systèmes complexes. Un candidat qui arrive sans avoir réfléchi à quel majeur il vise et pourquoi prend un risque réel.
Condition rédhibitoire : ne pas avoir effectué deux ans de CPGE et/ou passé de concours d'ingénieurs. L'intégration est conditionnée à l'obtention du diplôme de licence.
Se préparer avec Ast'Inge
IMT Atlantique recrute via GEI-UNIV des profils solides en mathématiques appliquées, informatique et sciences de l'ingénieur. L'école attire des candidats qui visent à la fois l'excellence académique et les secteurs d'avenir — numérique, énergie, systèmes complexes — et la sélection est à la hauteur de ces ambitions.
Ast'Inge est la plateforme numéro 1 pour préparer les étudiants universitaires à GEI-UNIV. Annales interactives, exercices corrigés et suivi de progression : tout est conçu pour les profils L3 et M1 scientifiques qui souhaitent intégrer les meilleures écoles d'ingénieurs françaises depuis l'université.
Ressources officielles
Page admissions d'IMT Atlantique
Les majeurs du cycle ingénieur
Lab-STICC – laboratoire de recherche
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